Pérou - J5 - Cerro Blanco - Mathieu Perroud

Pérou - J5 - Cerro Blanco

Le veille au soir nous arrivions dans un petit hôtel pas cher de Nazca, sans réservation. Une chambre était disponible et la personne qui nous accueillait très gentille. Il est 23h passé mais en plus de la chambre nous demandons s'il est possible de faire dès le lendemain une excursion au Cerro Blanco: la plus haute dune du monde! Comme tous les hotels/guest house sont aussi agence de voyage ou intermédiaire ou connaissent quelqu'un, la personne nous dit que c'est possible, départ à 5h du matin, mais étant donné l'heure plus que tardive il faut qu'elle téléphone pour confirmer... En attendant nous nous installons en comptant les heures de sommeil qui nous attendent...le calcul est rapide, mais nous y tenons à notre ascension! Le prix semble un peu élevé de prime abord, mais en y réfléchissant ça les vaut: réservation 6h avant le départ + guide pour nous 2 + cours de sandboard! Le temps d'une douche et le départ dans moins de 6h nous est confirmé! 

Comme prévu le lendemain matin une voiture vient nous chercher. A l'intérieur le chauffeur et le guide. Ils nous arrêtent au marché (déjà ouvert) pour acheter des fruits. Toutes les forces sont bonnes à prendre pour réussir l'ascension! Nous roulons quelques kilomètres et la voiture s'arrête sur le bord de la route. Notre guide nous donne notre planche aux extrémités courbées qui nous servira pour le retour: au programme descente de 600m dans le sable! Je ne suis pas très motivé par cette partie du programme n'étant pas du tout un spécialiste de glisse...mais le guide y tient: "vous descendrez sur la planche, il n'y a pas d'autre moyen!".

Nous commençons donc l'ascension, nos planches calées sur les bretelles du sac à dos, ou à la main pour pamestla.com.

Les premiers kilomètres se font au milieu de la roche, le soleil encore caché derrière les montagnes avoisinantes. Nous ne voyons pas encore de sable, ni la fameuse dune culminant à 2078m, mais quelques cactus donnent le ton.

Les rayons du soleil commencent à effleurer les sommets, et nous apercevons enfin notre objectif!

La marche n'est pas trop difficile mais le paysage mérite qu'on s'arrête pour en profiter. Nous nous rappelons très bien de la difficulté que nous avons eu à escalader la dune de Huacachina, donc nous nous gardons bien de brûler nos forces en imaginant l'épreuve qui nous attend.

Les derniers mètres sur des chemins durs et entourés de roche commencent à être relativement difficile, heureusement la fraîcheur du matin est toujours là!

Les rayons du soleil ne tardent pas à nous rattraper, mais ils mettent un certains temps à réchauffer l'atmosphère. Tout va bien! Monter dans ces paysages grandioses n'est que pur plaisir!

Plus que quelques pas avant d'atteindre le pied de la dune. Le sable commence à prendre le dessus. Nous attendons avec une légère appréhension ce moment où nos pieds s'enfonceront et glisseront en arrière!

Nous n'avons finalement pas l'impression de marcher sur du sable. Il est bien plus tassé qu'à Huacachina: nos pieds ne s'enlisent pas, nous pouvons marcher sans reculer de moitié à chaque pas! Nous pouvons remercier la pluie de la veille! La marche reste agréable et l'altitude nous fait découvrir un panorama plus que grandiose!

Au fil de l'avancée sur la dune, nous découvrons le paysage désertique qui s'étend au sud. Nous réalisons que c'est un des endroits qui a été choisi par le Paris-Dakar, et nous comprenons pourquoi!

Nous avons du mettre 2h pour atteindre le pied de la dune, et nous marchons depuis une heure sur le sable, mais le sommet n'est pas encore là. Nous nous en approchons sans prendre trop d'altitude, la marche reste donc agréable, la vue magnifique. Ce qui est plus qu'appréciable aussi c'est que nous ne soyons que tous les trois en ces lieux! Cela reste d'ailleurs un mystère pour nous...où sont donc tous nos collègues touristes ??? Comment cet endroit ne peut-il être pas plus fréquenté ? Peut-être une histoire de calendrier, ou de saison, en tout cas nous en profitons au maximum!

Les derniers mètres vont être les plus difficiles: le sable reste suffisamment imperméable à nos pas, mais la pente s'accentue fortement pour accéder au sommet!

Et nous y voilà! Pas grand chose à dire...c'est formidable. Au sommet d'une dune, si haute, forcément la vue est impressionnante, mais il y a un petit quelque chose en plus, indescriptible. Peut être juste la sensation d'être à un endroit exceptionnel, sentiment décidément répétitif au Pérou!

Je vous laisse apprécier la panorama!

Nous buvons un coup, mangeons un morceaux, je fais quelques photos, et déjà le guide nous rappelle pour nous briefer sur la descente. Je ne suis toujours pas emballé, un peu inquiet de ne pas apprécier une descente entrecoupée de chutes tous les 2m...il paraît que le sable ce n'est pas le plus facile pour apprendre à glisser!

Mais finalement je n'ai aucun regret, grâce à notre guide qui a su nous enseigner juste ce qu'il faut comme il faut pour pouvoir en profiter! Bien sûr je n'ai pas enchaîné les 600m de descente, mais je ne tombais que tous les 50m, surtout parce que je n'arrivais pas à gérer la prise de vitesse! Et parce qu'il fallait bien que je m'arrête prendre en photo pamestla.com :D

Une expérience donc plus que recommandable: il suffit d'être un minimum sportif pour pouvoir profiter pleinement de cette nature désertique et pourtant si accueillante!

Je profite d'une "pause" dans la descente pour faire un panorama! Le guide me le déconseille à cause du sable qui pourrait endommager mon appareil mais impossible de faire autrement. C'est dans ces moments là qu'on se félicite d'avoir investi dans du matériel suffisamment costaud!

Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, le guide nous arrête juste à temps: nous commencions à arriver en terrain dangereux. Plus on descend plus les cailloux et autres plantes épineuses risques de nous laisser quelques séquelles indésirables! Il faut alors reprendre la planche sous le bras et commencer à marcher au hasard avant de récupérer un chemin!

Les paysages changent encore, pour le retour nous n'allons pas repasser par le même chemin: nous serons tout le temps en plein désert!

Je suis fan de ces textures, mi rocheuses, mi sableuses, entre-semées de rochers et de cactus, parcouru par des lits de rivières à sec!

Durant ce trajet de retour, je suis au top de ma forme! Le guide en fait même la remarque: il comprend maintenant pourquoi les européens sont si minces! Je suis complètement en nage à force de m'arrêter prendre des photos et de courir pour les rattraper, mais le décor me rend euphorique! Pamestla.com en profite pour encore travailler son espagnol: certains mots utilisés en Espagne ne le sont pas ici, cela amuse notre guide. La discussion tourne autour de la religion, la nourriture, l'économie. J'arrive à en comprendre quelque brides mais il m'est impossible d'avoir une vrai discussion. Je laisse ça à Paméla! De toute manière j'ai du boulot :)

Lorsque nous rejoignons une piste, nous sentons que nous sommes proches de la fin. Le chemin est plat, mais la chaleur accablante. Nous sommes tristes de quitter ces lieux, mais la fatigue nous gagne. Et la journée n'est pas terminée puisqu'une fois rentrés nous devons aller voir les fameuses lignes de Nazca!

Notre prochaine étape nous mènera dans la région d'Arequipa. A bientôt!


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